Emplettes



Commentaire : l'adorable film de Robert Stevenson avec Julie Andrews (pour Walt Disney en 1964) a tendance à faire oublier qu'il y a d'abord un livre, signé Pamela Lyndon Travers et publié trente ans plus tôt, en 1934. La version français est sortie trois ans plus tard, chez Desclée de Brouwer, avec une couverture étonnamment moderne et des illustrations signé Mary Shepard. 






On dira juste que Jean-Pierre Cescosse est meilleur nouvelliste que romancier.


Marcel Arnac est surtout connu comme illustrateur - il est considéré comme l'un des inventeurs de la bande dessinée. Ses romans (on a dû en lire deux ou trois) sont des comédies assez légères, des chroniques des années folles qui ne font pas forcément dans la finesse - le plus souvent illustrées par ses soins. Dans celui-ci, en prime, une jolie dédicace..




En 2004, pour les dix ans de la "bleue", Jean-Marc Roberts demande à quelques-uns de ses auteurs d'écrire un texte autour de la collection (qui n'en est d'ailleurs pas vraiment une). Le résultat n'est pas foudroyant, mais confirme que JMR n'était pas un type banal...



Un livre très étrange, qui aurait pu figurer au catalogue de Minuit ou P.O.L. - plutôt le premier, en fait - et nous a donné envie de nous intéresser aux autres livres de Pluyette 


Le manuscrit de ces rêveries fut envoyé de façon anonyme aux éditions Allia, qui le publièrent en 1997. Assez fascinant, même si on préfère le génial L'Héroïne, une vie d'Yves Salgues. 


Ça n'est pas bon signe : on se rend compte qu'on avait déjà acheté le livre (en 2014). On ne l'avait pas lu et donc oublié... Comme la première fois, c'est le titre qui nous a plu. Rappelons que ce livre de 1959 donna un film de Claude Chabrol, adapté par Paul Gégauff, avec Jean-Claude Brialy et Bernadette Laffont. 


Commentaires

  1. Godelureaux... un bien joli mot, oublié aujourd'hui, aussi est-ce bonne chose que vous le réactualisiez.

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  2. Chabrol a raconté, dans Et pourtant je tourne, comment il choisit le roman d’Éric Ollivier presque par hasard, parce qu’un producteur lui demandait : « Avez-vous un sujet ? » et que, pris au dépourvu, il répondit « Les Godelureaux », qu’il venait de recevoir et dont il avait vaguement lu la prière d’insérer. Là-dessus, il lit le livre et le trouve gentillet, sans plus. Gégauff le trouve carrément médiocre mais s’excite à l’idée de l’adapter. Avec Ollivier, ils accouchent d’un premier scénario monstre représentant trois heures de projection, qui les enchante. Chabrol, de moins en moins enthousiaste, essaie de convaincre le producteur de tourner autre chose mais celui-ci s’enferre : « Non, non, l’affaire est montée, et j’ai signé avec Brialy. » Le tournage sera un cauchemar, le film connaîtra des ennuis avec la censure et la sortie sera un gros bide. De fait, c’est un objet on ne peut plus bizarre, mais beaucoup moins amusant dans le genre n’importe quoi que la Route de Corinthe.

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